L'intention
Tout va de plus en plus vite, et les maladies liées au mal-être au travail se multiplient. Si de plus en plus de salariés s'épuisent, les entreprises en paient aussi le prix. En 2019, je voulais comprendre une chose simple : le slow management peut-il être une vraie réponse, à la fois humaine et performante ?
Ce sujet me suit depuis. On le retrouve dans ma façon de travailler, dans mon engagement associatif et jusque dans MIR(Я)OR, le projet de prévention des risques psychosociaux que nous avons imaginé pendant mon MBA.
Le parcours du mémoire
1. Les phénomènes de société qui touchent l'entreprise
D'où vient le « slow » ? Je retrace son histoire, du Slow Food au Slow Money, puis au Slow Marketing et au Slow Management. J'y aborde aussi la vie intense, le burn-out et le paradoxe d'un consommateur qui réclame tout, tout de suite, tout en aspirant à ralentir.
2. Direction et hiérarchie, facteurs de stress
Les causes du stress au travail, les risques psychosociaux et le cas d'Orange / France Télécom : les heures sombres de l'entreprise, puis les efforts engagés pour remettre le salarié au cœur de l'organisation. J'ai complété l'analyse documentaire par des questionnaires auprès d'anciens salariés.
3. Slow, collaboratif, optimal : des solutions de bien-être
Savoir être performant sans se presser, gérer son temps et ses priorités, concilier les besoins du salarié et ceux de l'entreprise. Le modèle collaboratif de Décathlon sert d'exemple de management qui centre ses objectifs sur l'épanouissement des équipes.
Aucune méthode de management ne convient à tout le monde. Un bon manager sait s'adapter à chaque membre de son équipe.
Ce que j'en retiens
Prendre soin des personnes n'est pas un frein à la performance, c'en est la condition. Les entreprises qui l'ont compris tôt n'ont pas attendu la crise pour changer leurs méthodes. Sept ans plus tard, je retrouve ce fil rouge dans tout ce que je fais : une communication et un management qui rassemblent plutôt qu'ils n'épuisent.
Merci à Patrice Brière pour son accompagnement, à Mme Le Hégarat pour m'avoir orientée vers ce sujet, et aux salariés d'Orange, Décathlon et Nespresso qui ont accepté de partager leur expérience.

